Eh bien mon cher Bali, je t’aurai gagné, parce que pour me rendre à toi, j’ai dû, prendre 4 bateaux, 5 taxis, 3 autobus, 1 avion, et traversée 2 frontières ! Je ne conseille donc à personne de se rendre à Bali en partant de l’île de Krabi en Thaïlande, c’est une vraie course à relais…sans parler du fait que j’ai dû dormir sur le trottoir face aux portes closes de l’aéroport de Singapour, comme une sans-abri, étant donné que l’autobus qui m’y amenait arrivait à 1 heure du matin et que mon vol n’était qu’à 10:30 am. À noter que les aéroports sont fermés entre minuit et 8am dans la plupart des villes d’Asie. Mais je vous rassure, cet essoufflant triathlon en aura valu la peine, parce que mes deux semaines en Indonésie auront été tout simplement spectaculaires !

Tout d’abord, l’odeur… j’ai le souvenir d’un arôme somptueux qui m’a conquise dès que j’ai posé le pied à Bali… le parfum des frangipaniers (fleurs emblématiques du pays), qui envahit l’île en entier…c’est pour moi le plus bel accueil qu’un endroit peut m’offrir, j’ai été séduite dès mon arrivée…je ne me doutais pas que c’était le début d’une expérience culturelle extraordinaire. J’ai posé ma valise à Ubud et c’est là que tout a commencé…ce village se trouve au cœur de Bali dans les montagnes, il est entouré de rivières étincelantes, de rizières d’un vert quasi irréel qui brillent au soleil et d’imposants volcans qui semblent protéger la ville comme de gros bouddhas rassurants. Je suis tombée sous le charme de cet endroit grâce à toute cette beauté, à ses magnifiques habitants aux sourires aimants, à ses jolis temples dentelés avec finesse, ses délicieux restaurants de poissons frais, ou ses petits cafés servant des bols de salade gourmande comme je n’ai jamais mangé ailleurs et bien sûr sa culture unique;

C’est un lieu où fleurissent les arts et traditions vernaculaires, où les rituels religieux prennent une place immense dans le quotidien des gens, comme les offrandes de fleurs et chandelles déposées devant les portes d’entrée tous les matins à l’aube, comme cette cérémonie à laquelle j’ai assisté à flanc de montagne sous la lumière magique de fin de journée…des flammes s’allument et 70 hommes assis en Indien, décorés d’une fleur rouge à l’oreille et d’un point blanc au front nous récitant un chant traditionnel enlevant (ce spectacle magnifique est présenté dans le film Baraka à voir absolument).

Il y a aussi les bons sorciers, comme Elizabeth Gilbert a si bien raconté dans son livre; « Eat, Pray, Love», mais même sans avoir cogné à leur porte, j’ai passé deux semaines remplie d’un sentiment de sérénité…comme si la ville était recouverte d’une puissance zen!?! Même les vilains parasites qui se sont frayé un chemin dans mes intestins et qui m’ont clouée au lit avec 40 degrés de fièvre pendant près de 5 jours ne sont pas parvenus à me voler mon état d’euphorie.

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