Vie, Restaurants

Le Cadet

4 novembre 2016

Si tu es moindrement Foodie, ou que tu aimes tout simplement aller dans les bons restaurants, et que tu habites Montréal bien sûr, tu te dois de connaître le Bouillon Bilk. Tu te dois d’y être allé ne serais-ce qu’une seule fois, et si ce n’est pas le cas…tu sais ce qu’il te reste à faire.

Depuis son ouverture en 2011, le restaurant, orchestré par le chef et copropriétaire François Nadon et sa partenaire Mélanie Blanchette, ne s’est jamais essoufflé, il tient le cap, contrairement à beaucoup d’autres pour lesquels nous nous sommes amourachés instantanément, mais qui aurons laissé la flamme s’éteindre aussi rapidement. Règle de base: il ne faut jamais prendre ses clients et son succès pour acquis.

Au Bouillon Bilk, ce n’est absolument pas le cas. J’ai eu un coup de foudre pour cette cuisine fine et séduisante dès la première bouchée, et l’amour n’a fait que grandir à chaque visite, due au respect qui est alloué à tous les moindres détails de l’expérience.

Il est donc naturel que l’excitation fût torrentielle lorsque nous avons appris que les virtuoses allaient donner naissance à un deuxième « enfant ». C’est donc au printemps dernier que le Cadet est né, et, malgré le fait qu’il se veut moins formel et plus festif, le petit frère ne perd guère en qualité.

Le Cadet nous accueille dans un décor similaire à son prédécesseur; épuré et élégant, signé Gilles Maillé. Au menu, une trentaine de plats, un format un peu plus gros qu’une entrée, invitant au partage, on nous suggère de prendre de 2 à 3 assiettes par personne, ce qui rend la gourmande en moi excessivement heureuse. Et quand sur un ratio de 6 plats, il y en a seulement un qui ne me donne pas envie de monter sur le bar et de danser la Macarena, c’est que le resto est un « Must ».

Et malgré la grande qualité de sa carte des vins, il est difficile de croire que le deuxième de la famille Nadon-Blanchette se voulait principalement un bar à vin. Le chef Antonio Ferreira en cuisine, ancien de la brigade du Bouillon Bilk, nous livre de petites merveilles à la hauteur des standards de son mentor (toujours créées en collaboration avec le chef exécutif François Nadon). La profondeur et le raffinement sont encore au rendez-vous avec des jeux de textures, de goûts et de cuisson.

Hier, c’est à la sortie tardive d’une première de film, que j’ai choisi de retourner au Cadet pour la troisième fois, oui parce que je n’en aurai jamais assez, mais aussi parce que le restaurant fait partie de la courte liste des établissements sur Montréal qui gardent leurs cuisines ouvertes jusqu’à une heure du matin.

Par contre, il faut faire attention à notre gourmandise qui a tendance à dépasser notre raison à 11pm. Six plats plutôt costauds à deux, accompagnés de 2 ballons de vin avant d’aller se coucher, c’est peut-être un peu excessif. Ceci étant dit, nous avons absolument tout mangé, et la prochaine fois que cette situation se présentera, je mets ma main au feu, que je ne me rappellerez plus de ce que je viens de vous écrire!

Six exquises créations…

Mon coup de coeur; une assiette que j’aurais aimé créer moi même; le plat de radis crus et marinés, avec peau de poulet croustillante…une superbe et délicieuse création.

Ensuite, nous avons essayé le plat de pieuvre grillé servit avec salsa verde, crème d’ail, et prunes…une autre merveilleuse idée, et parfaitement exécuté. 10 sur 10 pour la cuisson de la pieuvre.

Pour ce qui est de la morue à la Braz…c’est le seul qui selon moi n’était pas de course avec le reste des candidats. Ressemblant à des oeufs brouillés à la morue déchiquetée, ce mets typiquement portugais m’a laissée indifférente.

Le plat de choux de Bruxelles enveloppé d’une sauce fermentée aux fèves noires et décorées d’échalotes frites était absolument divin.

Les fameux späetzle grillés avec brocoli et labneh aux pistaches sont venus nous réjouir en 5e service.

Et pour finir, c’est les décadents Gnudi à la courge musquée, des genres de gros dumplings ronds farcis à la ricotta, qui nous ont gentiment achevés en nous laissant repus et béats.

 

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Le Cadet, 1431 boulevard St-Laurent, Montréal.

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