Vie, Restaurants

Les Izakaya

3 janvier 2017

Il y a 6 ans ouvrait le Big In Japan, tout premier bistro japonais à Montréal, et depuis, ce qu’on appelle traditionnellement les Izakaya, ne cessent de se propager sur l’île; Kinoya, Biiru, Kazu, Imadake, Thazard, Ramen-Ya, ou Kabocha, en sont quelques exemples.

Au Japon, on ne les compte plus bien sûr, ils constituent un gros pourcentage de l’offre alimentaire du pays, au même titre que les restaurants de tapas en Espagne ou que les pubs en Angleterre. Pendant longtemps, l’Occidental moyen croyait que la cuisine japonaise se résumait aux sushis, quelle tristesse! Bien sûr que c’est bon des sushis (quand ils sont bien faits), mais on ne peut limiter l’exceptionnel pays qu’est le Japon à ce mets, et donc, si on souhaite connaître la culture japonaise, on se doit d’élargir notre champ de connaissance et courir dans un de ces fabuleux bistros japonais.

Un Izakaya, traduit par « Stay Sake Shop » (un endroit où l’on boit du saké très tard)est un bistro familial où on peut manger d’extraordinaires plats traditionnels en petites portions, comme; les Yakitori(brochette de poulet mariné et grillé sur le BBQ), le Tokatsu (porc pané), les plats de nouilles soba ou de udon, les Okonomiyaki (crêpe de choux et de porc), le fameux poulet frit (Karaage), ou encore les délicieuses soupes Ramen. On y va également en soirée pour boire un verre accompagné de quelques pickles de légumes (tsukemono).

Merci à tous ces restaurateurs qui ont cru bon d’en implanter quelques-uns en Amérique, pour le grand plaisir des gourmets amateurs d’Umami et de cuisines raffinées.

Étant donné que la cuisine japonaise est sans aucun doute ma préférée de toutes, je me suis mise à courir les Izakaya au fur et à mesure qu’ils ont fait leur apparition.

Voici donc le bilan de mes expériences dans les Izakaya de Montréal…

Mon préféré de tous: Le Kazu, 2e ambassadeur avec le Big In Japan, a jeté son ancre rue St-Catherine Ouest en 2010, dans un tout petit local mal aéré du Village Shaughnessy. Un comptoir, derrière lequel le chef propriétaire Kazuo Akutsu nous accueille en tout temps, avec un immense sourire, tout comme le reste de l’équipe d’ailleurs. En plus des 7-8 places au comptoir, le Kazu peut assoir une dizaine de personnes au plus, ce qui explique la file d’attente presque constante devant l’établissement. Des feuilles de papier sur lesquels sont écrits à la main les plats au menu, sont accrochées non chalament un peu partout sur les murs du boui-boui, apportant au lieu une ambiance familiale et sans prétention. Les « classiques » du restaurant; le burger aux crevettes fait le bonheur de plusieurs, un plat de porc braisé pendant 48 heures aux saveurs de mirin et de soja nous donne des crampes aux mâchoires tout en fondant sur la langue, et mon favori; un gros bol de riz avec des cubes de saumon et de thon cru, quelques légumes marinés, et le tout recouvert d’une sauce exquise, et décoré de vermicelles frits.

La meilleure atmosphère: Je choisis le Imadake sur la rue St-Catherine à l’angle de la rue Atwater,  parce que même si l’endroit est extrêmement bruyant, et qu’on a de la difficulté à s’entendre parler, il correspond à la définition même de ce que devrait être un Izakaya; festif. Comme dans tous les autres bistros japonais, la tradition veut que les serveurs crient: « Irashaimase » (voulant dire; « bienvenue ») lorsque les clients entrent dans le restaurant, et puis; « Arigatou » au moment de partir (voulant dire; »merci! »), mais au Imadake, on a monté les décibels d’un cran, et souvent les clients crient eux aussi. Une autre tradition qui participe grandement au charme de cet établissement, c’est les « Saké Bomb ». On nous sert un shooter de saké placé en équilibre sur un gros verre de bière, et on doit frapper le tout très fort sur la table pour que les deux boissons se mélangent, et ce tout en hurlant « Saké Bomb! ». Cet endroit appelle à la fête!

La meilleure Ramen: Misoya. Ce petit boui-boui à Ramen rue Bishop, au coeur du quartier universitaire, a ouvert ses portes il y a 4 ans grâce à une expatriée japonaise qui disait être extrêmement malheureuse de ne pouvoir manger de vraies bonnes soupes Ramen dans sa ville d’adoption. Elle a donc choisi d’acheter une franchise de cette célèbre chaine Japonaise. Ce qui se trouve à être un restaurant ordinaire au Japon, se taille la première place dans notre ville pauvre en Ramen traditionnel. Au Ramen Misoya, on nous propose une variété impressionnante de bols fumants, à base de miso, de porc ou d’un simple Dashi (bouillon japonais de base composé d’algues Kombu et de flocons de bonite.), très épicé, peu épicé, riche et onctueuse, ou alors plus légère, il y en a pour tous les goûts… mais elles sont tous, remplies d’Umami, et donc extrêmement savoureuses!

La deuxième meilleure Ramen: Le Yokato YokabaiVous pouvez lire l’article complet sur ce petit restaurant ici.

Le meilleur poulet Karaage: Le Yokato Yokabai, le Ichifuku & le Biiru. Au Ichifuku rue Sainte-Catherine Ouest, on s’entend à peine penser tellement l’ambiance sonore est cacophonique, par contre, le poulet Karaage, un grand classique des Izakayas, est parfaitement exécuté, même s’il serait encore meilleur accompagné de la mayonnaise traditionnelle. Au restaurant Biiru, rue City Councillors, on respecte la tradition en agrémentant ce fabuleux poulet frit d’une bonne mayonnaise, tandis qu’au Yokato Yokabai on le sert avec une petite sauce acidulée de type « relish », tout aussi jouissif. * Pour la recette maison de ce fabuleux mets, c’est ici.

Le plus charmant: Le NorenVous pouvez lire l’article complet sur ce petit restaurant ici.

Le plus beau décor: Le Big In Japan. C’est dans ce pionnier des brasseries japonaises à Montréal, situé sur la Main au coin de la rue Des Pins, que le décor est le plus exceptionnel. Le talentueux designer Bruno Braën célèbre pour ses créations atypiques dans plusieurs restaurants de la ville, raconte presque toujours une histoire, il aime nous transposer dans un lieu qui parle et qui vibre tant par sa créativité que par sa folie. Lorsqu’on entre au Big In Japan, on se croirait dans un « Diner » des années ’50, du à ces grosses banquettes en cuir rouge capitonnées et à la voix d’Elvis qui se fait entendre régulièrement. Par contre, plus on avance dans l’espace, plus on découvre ces éléments inusités, bien uniques à ce designer, telle une lampe de dentiste ici, une table à l’envers garnie de vieux chewing-gum collé par là, ou alors cette télévision qu’on a accrochée au plafond et ce comptoir d’objets japonais intrigants. Dans ce restaurant j’ai l’impression d’être dans une bande dessinée, j’aime promener mes yeux d’un bout à l’autre de l’espace, et me laisser posséder par l’atmosphère magique qui s’en dégage!

Récent coup de coeur: Le NozyCette chaleureuse nouvelle adresse du quartier Saint-Henri m’a séduite par la qualité de ses Sashimis, extrêmement frais et parfaitement apprêtés! À essayer!

Mention toute particulière pour: Le Ramen-Ya. Ce qui peut sembler, à première vue, être un restaurant familial, avec peu d’atmosphère, et une cuisine ordinaire, s’avère être une valeur sûre. Au Ramen-Ya, on choisit plusieurs petits plats dans cet immense menu à photos, et on n’est jamais déçu. Tout est bon! Vraiment! À essayer absolument; les Pancakes aux sésames et les Gyosas.

Le prochain sur ma liste: Le Kampai Garden (Stay tuned)

 

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