Révolution Sandwichs

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Révolution sandwichs 

Par l’auteur  Émilie Gauthier

Émilie Gauthier propose d’introduire une touche de gastronomie dans notre quotidien au moyen d’une cinquantaine de sandwichs gourmands, dont chacun a son histoire. Du Maine (aiglefin frit et épicé nouveau genre) au Vienna (Schnitzel de veau et cornichon dans un bun) et au Décadent (bacon, Nutella et beurre d’arachide), tous offrent aux sens une expérience enivrante.

Des sandwichs salés et sucrés, des pains maison (nan, sans gluten, buns vapeur « à la chinoise ») et des sauces et condiments : vous découvrirez ici une cuisine accessible et sans prétention, dont les recettes imaginatives et les compositions inusitées vous donneront envie de croquer à pleines dents.
Une rubrique « montage » décrit comment assembler chaque sandwich afin de livrer la bouchée parfaite !

img_0285img_0255Révolution sandwichs

Nombreuses possibilités créatives

« Émilie Gauthier est folle des sandwichs. Maquilleuse de plateau de formation, la gourmande a opéré le camion de cuisine de rue La Mangeoire, à Montréal, pendant un ans. Elle signe le nouveau livre de recettes Révolution sandwichs, paru aux éditions Trécarré. «Mon histoire avec les sandwichs remonte à 2012, avec La Mangeoire, je cherchais la formule parfaite pour la rue. Le sandwich, c’est idéal, ça permet une panoplie de possibilités créatives», raconte l’auteure, jointe par Le Soleil sur un plateau de tournage d’une télésérie américaine. 

Son livre renferme donc plusieurs recettes de sandwichs colorés débordant de saveurs. Elle varie les pains et les garnitures, mais consacre aussi quelques pages de son ouvrage aux plaisirs glacés. Elle propose notamment des churro-wichs à la crème glacée pour lesquels la pâte à churros – pâtisserie populaire en Espagne et au Mexique, notamment – à été frite en spirale pour accueillir de la crème glacée au dulce de leche. 

Pour son bunwich, «le plus cochon» de ses sandwichs glacés, Mme Gauthier «ose» trancher une brioche aux raisins et à la cannelle en deux pour y glisser une boule de glace aux pommes. Et son sandwich glacé à la mode new-yorkaise (le meilleur au monde, dit-elle) est confectionné à partir de pain brioché caramélisé (voir recette).

On est loin des sandwichs à la crème glacée qui se vendent en boîte. «Je m’inspire vraiment de tout, de mes souvenirs en général, de mes voyages, les visites au marché, les restaurants!» raconte l’auteure qui partage les résultats de nombreuses expérimentations. «J’aime jouer avec les contrastes, dans la cuisson, dans la couleur. Apporter un équilibre et arriver à la perfection!» Le Soleil

« 4 sandwichs décadents tirés du livre «Révolution sandwichs» à essayer. » Le Journal de Montréal

La Presse, Cahier Gourmand. 29/08/2015

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Introduction…

Ceci n’est pas un livre de cuisine pour vous apprendre à sauver du temps, à récupérer vos restants pour le lunch de vos enfants ou vous donner des trucs pour économiser de l’argent. Il n’a pas non plus la prétention d’être aphrodisiaque, quoique…, et ne promet surtout pas de vous faire perdre 15 livres en 2 semaines… Vous aurez été averti!!

Ceci est un livre qui vous suggère une façon différente de manger… Tout d’abord je vous propose qu’on arrête de se « nourrir » et qu’on prenne conscience du bonheur et de toutes les merveilleuses sensations que l’action de manger peut nous procurer au quotidien. Ensuite je prône un mouvement, celui de la cuisine de rue, la « nouvelle » cuisine de rue, celle qui incite à la gourmandise et aux mets inusités, celle qui permet une proximité et celle qui a donné naissance à une nouvelle forme de gastronomie… accessible et sans prétention!! Ce livre vous offrira des expériences pour vos sens et pour votre cœur…des recettes hors de l’ordinaire, des combinaisons enlevantes et des explosions de saveurs à vous en donner des crampes sous la mâchoire ! J’avais envie de laisser mon imagination s’emporter, sans aucune limite et sans aucune contrainte, avec un seul et même objectif; le plaisir.

Je ne suis pas une mère de famille, mis à part mon métier en cinéma il n’y a rien dans ma vie qui me force à courir après le temps, à faire des budgets serrés et des listes d’épicerie pratiques… ce qui explique que mon premier livre de cuisine soit exclusivement orienté sur le plaisir!!! Jusqu’à présent je choisis de vivre “maintenant” et de profiter de TOUT le beau et le bon que cette vie m’offre… Êtes-vous partant? Et quand je dis “vous”, je m’adresse à tous les curieux, à tous ceux et celles qui héberge la gourmandise et le goût de la vie… et je dirais qu’il s’adresse aussi et surtout à ces professionnels en manque de temps et à tous ceux qui ont appris a se nourrir de façon pratique et utilitaire… je me donne comme mission de convaincre ces derniers à introduire la vitamine R (pour régal) dans leur quotidien… Je vous promets qu’elle sera en mesure de vous procurer les mêmes bienfaits qu’une dose d’oméga 3 jumelée d’un bon fou rire entre amis. * On se la procure aisément et en grande quantité dans tout ce qui est délectable.

Pour moi, la bouchée absolue, celle qui remplit d’euphorie l’espace d’un moment et qui éveil nos sens, c’est celle qui comprend tous les éléments dans le but de créer une balance…l’harmonie ultime quoi! Les recettes de ce livre sont toutes, sans exception, construite en respectant cette philosophie. À plusieurs reprises je reviendrai sur cette prémisse qui est à mes yeux un principe de base en cuisine.

C’est d’ailleurs lors d’une période de ma vie particulièrement stimulée par les sens qu’est né ce livre… C’était l’été, peu de temps après m’être tristement départi de mon camion La Mangeoire. J’étais à Paris pour quelques mois, je passais mes journées à vagabonder de marché en marché et de café en café… je humais, je matais, je chantonnais… !! Paris est une ville qui fait rêver, je me rappelle être assise face au lac à petits bateaux du jardin de Luxembourg, les yeux fermés sous le soleil, à rêvasser d’une vie meilleure…quel cliché! Cette ville se veut sans limite et le sentiment est contagieux, l’instant d’un voyage et me voilà remplie de projets et de résolutions. Bon, parmi ce baluchon de bonnes intentions quelques chimères s’y sont glissées, mais de façon générale, l’essor d’idées fût plutôt favorable, la preuve… ce livre.

Ce voyage m’a donné envie de comprendre les sens afin de pouvoir les maîtriser.

Pour commencer, j’ai décidé d’entreprendre ma quête en partant d’un canevas optimal…l’heureux élu ? Le Sandwich. Pourquoi ? Premièrement, parce que j’avais le sentiment que ma thèse sur le sujet, amorcée par mon Food Truck La Mangeoire était inachevée et ensuite parce que je considère que si l’on se base sur ma doctrine d’un équilibre fondamental en cuisine, le sandwich est une façon simple et efficace de permettre une bouchée parfaitement balancée… Le cuisinier garde le contrôle jusqu’à la toute fin de l’expérience… l’architecture de la bouchée étant déjà établie, il n’y a donc aucune place à l’erreur. De là l’importance de respecter les étapes du montage à la fin de chaque recette.

À mon retour de Paris, ma recherche s’est poursuivi… très souvent à l’intérieur de mon puits d’inspirations inépuisables, le Marché Jean-Talon bien sûr, mais ensuite, c’est au centre de ma propre cuisine que les idées se sont réellement mises à danser, dans cette espace où, pendant près de 14 ans, un nombre incalculable de mets ont vu le jour… mon laboratoire de saveurs, là où les convives aiment être… dans le cœur de la maison. Avez-vous déjà remarqué que votre cuisine est magnétique ? Que les invités y sont étrangement attirés, malgré le fait que nous y sommes souvent entassé et malgré le temps que nous passons à faire une Martha Stewart de nous même en tentant de rendre notre salon chaleureux et notre salle à manger accueillante, c’est généralement la cuisine qui gagne…ma conclusion ; la cuisine est la pièce qui génère le plus d’amour parce qu’on y produit, de l’amour, on a donc forcément envie d’y être !

Je ne suis pas une chef, ne suis pas allée à l’ITHQ, n’ai pas fait mes classes dans le sud de la France auprès d’un vieux chef étoilé ni approfondi mes connaissances dans la cuisine du El Bulli en Espagne et du Noma au Danemark a apprendre comment rendre de la terre et de la cendre comestible ou encore donner à une bulle d’air le goût de l’olive verte. Je ne fais pas non plus pousser mes propres légumes et ne tue pas mes propres cochons, je ne pêche même pas mes poissons. Avec le temps, j’ai appris à monter une hollandaise, à désosser et ficeler un rôti de viande efficacement et à faire mes pâtes et mon pain. Je n’adopte probablement pas la technique des vieux routiers, en fait, je suis persuadée que la mienne serait grandement critiquée par le jury des Chefs, mais mon but est beaucoup plus simple que tout ça… je veux faire de bons plats, et ça, de façon générale, j’y parviens!

Mon académie culinaire est la suivante…

Je me vois encore, toute petite, accotée sur le coin du four à regarder ma mère brasser, goûter et assaisonner en tentant, du mieux qu’elle pouvait, de répondre à mes inépuisables questions; « C’est quoi ça? Et ça? Pourquoi tu mets ça dedans? Pis ça avec ça?… » Et même après sa longue journée de « maman-je-fais-tout », elle restait à l’écoute, patiente, et parvenait à me transmettre sa passion pour la cuisine. Ma mère m’a rendue gourmande!

Chez moi il n’y avait rien « d’ordinaire » à table, quand nous mangions du pâté chinois, il était gratiné au vieux cheddar, quand nous mangions des spaghettis à la viande, la sauce était faite avec de l’orignal ou du chevreuil, et quand on sortait vraiment des sentiers battus alors là on tombait dans la crêpe de cervelle de veau, dans les langues de morue panées ou encore, mon préféré, dans le ragoût de cœurs de poulets. Toutes ces extravagances étaient tout à fait normales à travers mes yeux d’enfants, mais lorsqu’il était temps d’ouvrir mon lunch à l’école primaire c’est là que je réalisais que j’avais une mère hors-norme, et tout à coup l’intérieur de ma boîte en métal à l’effigie de Cendrillon devenait un peu moins sexy, je l’admets. J’enviais les Babybels, les Yops ou même les sandwichs au baloney de mes collègues de classe, qui eux regardaient avec horreur ma guacamole oxydé. Aujourd’hui je remercie ma mère, c’est son excentricité, sa curiosité, son appétit et son talent qui on fait de moi une épicurienne sans limites…peu importe le nombre de Joe Louis que j’ai jalousée!

Les années ont suivi, et malgré que je n’en ai pas fait un métier, la cuisine a conservé une place immense dans ma vie, que ce soit en essayant tous les nouveaux restaurants de la ville, en collectionnant les livres et les magazines gastronomiques, en tentant toutes sortes de nouvelles techniques et en organisant des soupers d’amis qui se transformaient en sport quasi olympique! Quasi olympique, parce que quand on s’entraine des semaines à l’avance, qu’on se réveille le jour fatidique envahie d’un stress démesuré et qu’on court jusqu’à la dernière seconde avec un seul but en tête : se surpasser, je crois qu’on peut comparer ce zèle à n’importe laquelle performance sportive. Cela dit, les médailles d’or se sont faites rares, j’ai accumulé les défaites, mais j’ai appris et j’ai cultivé mes sens, mais surtout, j’ai retiré, et retire encore une satisfaction inégalable à réunir des gens autour d’une table et à provoquer des sensations, quelles qu’elles soient!

Il y a 3 ans, suite à une blessure à l’épaule dût à mon métier de maquilleuse, les médecins m’ont mis en arrêt de travail forcé pour un temps indéterminé. Ne pouvant concevoir l’idée d’être sans défis, j’en suis venue rapidement à la conclusion que c’était l’occasion parfaite pour me rapprocher de ma passion pour la cuisine. Quelques mois plus tard, j’ouvrais la fenêtre de service du camion La Mangeoire…une expérience qui fût brève, mais extrêmement enrichissante. Un « Food Truck », oui parce que je m’étais mise dans la tête, comme bien d’autres, que c’était la formule parfaite pour débuter dans l’industrie, mais d’abord et avant tout parce que je suis une amoureuse finie de cette forme de gastronomie…

Parce qu’elle représente la vie, la culture, la créativité et qu’elle incite à la proximité et à la convivialité, la cuisine de rue est à mes yeux, le pouls d’une ville, et le reflet de sa personnalité !

Imaginez se faire inviter pour manger chez un voisin différent à tous les jours, avoir l’occasion de goûter à d’autres origines, à différentes racines, découvrir de nouvelles visions, un nouveau langage culinaire… n’est-ce pas une façon délectable d’élargir nos horizons et d’entrer en contact avec notre communauté?

Dans les pages qui suivent vous découvrirez des recettes qui sont le reflet de cet amalgame culturel qui nous distingue au Québec, des ingrédients à l’image d’une société en évolution et des compositions à la hauteur de notre appétit, mais ne vous laissez surtout pas impressionner par certaines composantes inconnues, ce livre est à la portée de tous, je vous conseille d’y plonger comme si vous partiez en voyage… avec tous vos sens en alerte ! Et parce que ce voyage est possible à l’intérieur même de nos frontières, que la cuisine est la sève d’un peuple… Je vous invite à venir puiser dans nos richesses…

Bon appétit !

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